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Lamento

Language: French

Connaissez-vous la blanche tombe,
Où flotte avec un son plaintif
  L'ombre d'un if ?
Sur l'if une pâle colombe,
Triste et seule au soleil couchant,
  Chante son chant :

Un air maladivement tendre,
À la fois charmant et fatal,
  Qui vous fait mal,
Et qu'on voudrait toujours entendre ;
Un air, comme en soupire aux cieux
  L'ange amoureux. 

On dirait que l'âme éveillée
Pleure sous terre à l'unisson
  De la chanson,
Et du malheur d'être oubliée
Se plaint dans un roucoulement
  Bien doucement.

Sur les ailes de la musique
On sent lentement revenir
  Un souvenir;
Une [ombre de forme]1 angélique,
Passe dans un rayon tremblant,
  En voile blanc.

Les belles-de-nuit demi-closes,
Jettent leur parfum faible et doux
  Autour de vous,
Et le fantôme aux molles poses
Murmure en vous tendant les bras:
  « Tu reviendras ? »

Oh! jamais plus, près de la tombe,
Je n'irai, quand descend le soir
  Au manteau noir,
Écouter la pâle colombe
Chanter sur la [branche]2 de l'if
  Son chant plaintif !


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1 Berlioz: "ombre, une forme"
2 Duparc, Berlioz: "pointe"

Authorship

Musical settings (art songs, Lieder, mélodies, (etc.), choral pieces, and other vocal works set to this text), listed by composer (not necessarily exhaustive)

Available translations (or transliterations, if applicable):

Date added to the website: 2003-10-20.

Auf dem Friedhofe

Language: German

 Kennst du das Grab mit weissem Steine,
 d'ran die Cypresse sich erhebt,
 und leise bebt?
 Von dem Baum im Abendscheine
 singt ein Vöglein den Grabgesang,
 seufzend und bang.

 Sie tönt zart und trüb, diese Weise
 dringt voll Lust und voll bott'rem Schmerz
 tief in dein Herz,
 bannet dich fest in Zauberkreise;
 solch Lied trägt wohl zum Himmelstor
 Engel empor.

 Dann gesellt in des Grabes Tiefe
 weinend die Seele dem Vögelein
 sich im Verein,
 klagt, daß sie hier vergessen schliefe,
 daß keine Zähre ihr auf's Grab
 rinnet herab.

 Auf den Flügeln bebender Töne
 aufstiegt mit erzitterndem SChwung
 Erinnerung
 Vor dir schwebt in himmlischer Schöne,
 leuchtend in schanken Strahles Licht,
 ein Traumgesicht.

 Nachtschatten die kaum halb erschlossen,
 füllen rings umher lind die Kuft
 mit süßem Duft,
 und das Phantom, strahlenumflossen,
 singt leis breitend den Arm nach dir:
 Komme zu mir!

 Oh! nimmermehr geh ich zum Grabe,
 wenn sich nahet die Abendzeit,
 im dunklen Kleid,
 seit dem Lied gelauschet ich habe,
 das von der Cypresse erklang
 so trüb und bang!


Authorship Based on

Date added to the website: 2003-10-20.